Étiquette : Epicure

  • Epicure: Lettre à Ménécée

    Epicure à Ménécée,

    Même jeune, on ne doit pas hésiter à philosopher. Ni, même au seuil de la vieillesse, se fatiguer de l’exercice philosophique. Il n’est jamais trop tôt, qui que l’on soit, ni trop tard pour l’assainissement de l’âme. Tel, qui dit que l’heure de philosopher n’est pas venue ou qu’elle est déjà passée, ressemble à qui dirait que pour le bonheur, l’heure n’est pas venue ou qu’elle n’est plus. Sont donc appelés à philosopher le jeune comme le vieux. Le second pour que, vieillissant, il reste jeune en biens par esprit de gratitude à l’égard du passé. Le premier pour que jeune, il soit aussi un ancien par son sang-froid à l’égard de l’avenir. En définitive, on doit donc se préoccuper de ce qui crée le bonheur, s’il est vrai qu’avec lui nous possédons tout, et que sans lui nous faisons tout pour l’obtenir. Texte complet

  • Doit-on éviter la douleur ?

    Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.

    (Epicure, philosophe grec de l’Antiquité)

    Vouloir se débarasser d’une chose tend paradoxalement à la renforcer. D’autres techniques sont mises en oeuvre dans le cadre d’une thérapie cognitive pour modifier les schémas problématiques.

  • Changer sa vie ou se changer la vie ?

    La recherche moderne a confirmé les intituitions géniales d’Epicure, de Descartes, de Nietzsche, qui ne disposaient ni des études scientifiques, ni des procédés d’investigation modernes du cerveau: en changeant notre façon d’évaluer le monde, nous pouvons adapter au mieux nos émotions et nos comportements. Paradoxalement, lorsque l’on a envie de changer sa vie, il est préférable, si l’on ne veut pas tomber de Charybde en Scylla,  d’envisager de se changer la vie.

    (iconographie: Scylla, détail de la face A d’un cratère en cloche attique à figures rouges, 450-425 av. J.-C., Musée du Louvre)